Yaoi. TH. Mon cerveau. Ce skaii. Un de plus.

Yaoi. TH. Mon cerveau. Ce skaii. Un de plus.
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Un nouveau skaii
Pour mes one-shots
Pour ne pas polluer
Vampiric-Yaoi
Donc avis aux amateurs
De Yaoi et de TH

Laissez-moi votre avis
Et bonne lecture ^^

# Posté le lundi 23 juillet 2007 18:11

La dernière baignade.

La dernière baignade.
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Voilà pour un premier OS.
Je l'ai écrit cette aprèm', sur la plage.
On comprend d'où vient mon inspiration pour le cadre =p
J'espère qu'il va plaire....=S


_____________

Je lève la tête, ferme mes yeux cachés derrière de larges lunettes noires et laisse le soleil réchauffer mon visage.
Une petite plage privée, déserte aujourd'hui.
Ici en Espagne, les gens mangent tard, il n'y a personne dehors en milieu d'après-midi.
Surtout que l'on a choisi un hôtel isolé, les clients sont peu nombreux.

- Tu viens te baigner ? L'eau est super bonne, en plus Gustav et Georg sont avec leurs copines ça nous laisse un peu de temps pour nous deux....
- J'arrive mon coeur...

Je sens baisser la luminosité derrière mes paupières et de petites goutelettes d'eau m'éclabousser.
J'ouvre les yeux et le vois penché a dessus de moi, un magnifique sourire aux lèvres...
Ses longues dreads lâchées pendent autour de son beau visage et gouttent sur ma peau.
Son corps déjà hâlé est luisant d'eau et brille d'un halo doré.
Je lui souris à mon tour, retire mes lunettes et attrape la main qu'il me tend pour me lever de ma serviette.
Il est si parfait...
Il m'entraîne vers l'eau, calme et d'un bleu profond.
On avance main dans la main, jusqu'à ce l'eau salée nous arrive aux épaules.
Il m'attire vers lui avec son fameux sourire en coin, et m'embrasse lentement. Sa langue s'insinue entre mes lèvres entrouvertes et taquine gentiment la mienne.
Ce sont ces baisers, ces caresses, ce contacts qui me sont maintenant vitaux. Je perd goût à la vie quand j'en suis privé.
Et j'ai si peur, maintenant. Si peur de devoir être privé de lui, un jour. D'être près de lui et de ne plus pouvoir le toucher, l'embrasser, lui faire l'amour...
Je ne pourrais pas le supporter. Je devrais alors m'en aller pour ne plus le voir. Et j'en mourrais de chagrin. Ce n'est pas ce que je veux...
Je veux mourir heureux. Jeune ou vieux, peu importe, je veux juste finir ma vie heureux...
Avec lui...

Je suis face à lui, et plante mes yeux dans les siens.
J'y lis la même peur que la mienne, le même amour que le mien.
J'y lis notre dépendance. Notre folie...
Une unique larme coule sur nos deux visages.
On a compris, on a choisi.
On s'est compris, on s'est choisis.
Nos visages s'approchent de nouveau.
Nos souffles se mêlent pour former le dernier.
Nos lèvres se scellent à tout jamais.
Nos corps se serrent en une étreinte qui durera à l'infini.
On se laisse doucement couler sans se séparer...
Plus jamais on ne se séparera.
Le silence de l'océan envahit nos oreilles.
Sa sérénité envahit nos coeurs.
C'est la fin, ou plutôt le début de notre éternité, lorsque l'eau s'infiltre doucement et douloureusement dans nos poumons privés d'air.

Für die Unendlichkeit...

# Posté le lundi 23 juillet 2007 18:30

Modifié le jeudi 02 août 2007 17:24

Coma White - Marilyn Manson

Coma White - Marilyn Manson
White Coma



Quatre mois
. Quatre longs mois que Bill est dans le coma.
Quatre mois que je dort et mange juste assez pour tenir debout.

Je nous y revois sans cesse.

Bill et moi dans un habituel van noir, pour aller simplement au resto en amoureux.
Ce putain de van noir. Ces putains de fans qui se jettent sur la route. Ce putain de cri du chauffeur qui donne un grand coup de volant.
Le van couché dans le fossé.
Moi, miraculé, mais Bill...
Bill, lui, il a fallu que la vie, cette enfoirée de vie, le cloue dans un lit d'hôpital, branché à des machines pour le retenir parmi nous.
Et moi, j'aurais préféré mourir plutôt que de le voir comme ça, son visage inexpressif et immobile, et moi complètement impuissant.

Au début, j'y ai cru bien sûr.
Je me persuadais qu'il se réveillerait un jour.
Mais j'ai fini par arrêter de me voiler la face.
Il y a une semaine, les médecins sont venus nous voir, ma mère et moi, et nous ont dit que l'on allait devoir choisir entre le débrancher, ou le laisser comme ça en sachant que ça pourrait pas durer comme ça indéfiniment.
J'ai supplié ma mère de ne pas le faire débrancher.
Je sais, c'est pas raisonnable, c'est pas une solution, mais je pourrais jamais laisser Bill s'en aller.
J'ai l'impression qu'une infime partie de lui est encore à mes côtés...

Pourquoi lui ? Pourquoi nous ?
Je me sens si vide... Je sais que je ne serai plus jamais heureux. Ma vie ressemble maintenant à une coquille creuse.
Je suis fatigué. Fatigué de faux-espoirs, de devoir réconforter seul ma mère, de devoir raconter encore et encore en interview ce qui me fait tellement mal...
Je n'ai plus de but.
Plus de raison de vivre.
J'ai plutôt des millions de raisons de mourir...
Je sais depuis que j'ai pris conscience qu'il n'y aura pas de miracle qu'un jour arrivera où je ne pourrais plus supporter le poids de cette vie, où chaque inspiration, chaque battement de mon coeur me sera trop douloureux pour continuer.

Je crois que ce jour est arrivé...
Plus rien ne me retient.
Je me lève doucement de la chaise d'hôpital sur laquelle j'ai été assis pendant quatre mois auprès de Bill.
Je tire lentement le tiroir de la table de chevet.
Je prends presque cérémonieusement la petite fiole au contenu blanchâtre qui s'y trouve.
Ma délivrance...
Une larme roule sur ma joue.

- Mon amour, je t'aime pour toujours...

Je regarde une dernière fois celui pour lequel je meurs et avale en une gorgée le poison mortel.
Quelques secondes...
Ma vue se brouille...
Je me sens m'écrouler sur ma chaise...
Je ne perçois plus que les battements de mon coeur qui ralentissent de plus en plus...
Ca y est... Je m'envole...

Deux yeux bruns papillonnent et s'ouvrent pour la première fois depuis des mois... Une voix faible...


- T... Tom ?

# Posté le mardi 24 juillet 2007 14:35

Penches-toi au balcon

Penches-toi au balcon

Penches-toi au balcon


Vous avez un nouveau message sur votre répondeur. Reçu à 18h23.

"Tom j'peux plus. Je veux plus être séparé encore une fois de toi, ca fait trop mal. Je pars, n'essaye pas de me rattraper je prends l'avion demain matin. Je t'aime, ne l'oublie jamais... Adieu"

Voilà ce dont j'avais le plus peur. Qu'il me laisse.
Ils ont réussi les gens. Voilà ils me l'ont enlevé. Ils me l'ont arraché, ils l'ont obligé à m'abandonner.
J'avais cette crainte enfouie au fond de mon coeur rempli de notre bonheur.
Elle ressortait parfois, la nuit, lorsque j'étais euphorique par ce trop plein de plaisir, de joie.
Comme un enfant à qui on fait le cadeau de ses rêves et qui a peur qu'on lui retire, qu'on lui casse et qui veut le protéger jalousement.
Je crois même que ce n'est plus de l'amour mais de l'obsession.
Je ne vois plus que lui, il n'y a plus rien autour dans mon monde.
Il est mon monde.
Mes souvenirs d'enfant, mes souvenirs d'ado,... Il est toujours là.
Sans lui plus de repères, plus de bonheur, plus de sourires...
Plus d'insouciance...

Je prends nerveusement une cigarette dans le paquet posé sur la table basse du salon. Je marche maladroitement jusqu'à la terrasse, m'appuie à la rembarde et allume ma clope.
Je tire une bouffée.
Il a choisi... Je ne peux rien faire.
Je connaît Bill mieux que personne, contrairement à ce que l'on croit, il réfléchit beaucoup avant de prendre une décision.
Mais lorsqu'il l'a prise, aucun moyen de retour en arrière...
Ancun retour sur le passé...
Notre passé heureux...
Aucun retour sur nous...
Aucun retour sur moi.

Voilà, ça y est. Elles viennent.
Ces larmes contenues dans la boule qui s'était formée dans ma gorge.
Et je sais que je ne vais pas pouvoir les arrêter.
Parce que je sais que cette fois-ci n'est pas comme les autres.
C'est vraiment fini.

Mais qu'est-ce que je dis ?
L'homme de ma vie est en train de me filer entre les doigts et je reste à rien faire ?
Plus qu'une pensée, courir.
Je dois courir, jusqu'à ce que je sois à nouveau à ses côtés.
Je sors en trombe dans la rue...
Où est-il maintenant ?
Il a dit qu'il prenait l'avion demain... J'ai encore le temps.
Il doit être à l'hôtel... J'espère.
A Hamburg... Autant retrouver une aiguille dans une botte de foin.
Quoique... Nous avions un préféré... Le Fairmont...
Je cours jusqu'à l'arrêt de bus...

Evidemment ce putain de bus met dix interminables minutes à arriver.
Je saute dedans... Dix autres interminables minutes...
J'arrive enfin devant le fameux hôtel.
Je cours jusqu'à l'accueil, où un grand sourire faux m'attend

- M. Kaulitz ! Que puis-je faire pour vous ?
- La chambre de mon frère s'il-vous-plaît !
- Hmm... Chambre 498, au deuxième étage.

Pas le temps de remercier, je cours vers l'ascenseur.
Une fois monté dedans, je regarde rageusement les étages défilés, pas assez vite à mon goût.
Ca y est, enfin arrivé.

Je frappe à la porte timidement...

- Entrez, c'est ouvert.

J'entre doucement.
Il est assis de dos sur la terrasse, les fenêtres grandes ouvertes...
Je m'approche doucement et pose mes mains sur ses épaules.
Il sursaute et se retourne...
Son visage me fend le coeur. Ses joues sont maculées de longues traînées grises, dues à son maquillage.
Ses yeux sont gonflés et rougis.
Il a pleuré lui aussi.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

Sa voix se veut froide, mais elle est presque hésitante.

- Bill... Ne me laisse pas... J't'en suplie...

Il se lève...

- Nan Tom, je veux plus. C'est plus possible, ça fait trop mal...
- Alors laisse-moi au moins t'embrasser une dernière fois.
- Noon... Il faut pas...

Trop tard je m'avance...
Mais il recule... Jusqu'à la rembarde du balcon.
Et là, je me retrouve à quelques centimètres de sa bouche...
Voilà, nos lèvres sont scellées...
Mais il recule au dernier moment...
Dans le vide...

Je crie son nom, prit d'horreur
Oh mon dieu...
J'ai tué mon frère...
Je cours dans le couloir, pas le temps pour l'ascenseur, je prends les escaliers et sautant des volées de marches...

Je suis dans la rue.
Mon frère dans mes bras.
Mes larmes s'écrasent sur son visage inconscient...
Mon dieu...
Je n'arrive même pas à réfléchir.
On m'a pris ma vie.
On m'a pris mon coeur.
Je crois que je vais remonter dans cette chambre, et me jeter à mon tour de ce balcon...
Je commence à me relever pour appliquer mon geste fatal.

Une main s'aggripe faiblement à mon T-shirt.

- T...Tom...?

# Posté le mardi 24 juillet 2007 18:53

Dann spring ich für dich...

Dann spring ich für dich...
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Über den Dächern es ist so kalt und so still...


Le concert vient de commencer.
Ce soir, Tom et Georg ont fait une entrée spectaculaire en apparaissant sur des plateformes aux extrêmités de la scène, surélevées à 15 mètres.
Gustav partage la scène avec moi.
Tandis que les premières notes de Spring nicht résonnaient dans la salle, je suis entré à mon tour sous la lumière bleutée des projecteurs.
J'ai commencé à faire ce que j'ai presque toujours fait, chanter...Ce que je fait le mieux...
Enfin presque.
Ce que je fait le mieux, c'est l'aimer lui.
Celui qui va, pour mon plus grand soulagement, descendre de sa plateforme dans deux chansons, pour que je puisse chanter près de lui, en me tournant vers lui, pour le regarder s'éclater grâce à la musique, à notre musique.
Lui, lui, lui.
Mon amant, mon frère, mon jumeau, mon meilleur ami, ma raison de vivre, mon bonheur...
Ma vie.
Sans lui, ça revient à ma mort.
Sans lui, c'est l'incohérence totale, c'est illogique.
C'est impossible.

Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich,
Spring nicht.


Cette chanson, elle me rappelera toujours ce fameux soir du tournage du clip...
J'étais frigorifié, j'avais dû courir dans le vent glacial...
Mais je ne sais pas pourquoi, j'avais voulu, à la fin du tournage, rester un peu sur le fameux toit.
Alors j'avais remonté les escaliers, mais cette fois-ci les caméras ne me suivaient pas.
Non, c'était Tom qui me suivait.
Et je courais sur les marches de béton.
Et lui courait derrière moi.
Comme un remake du clip.
Mais cette fois-ci c'était du vrai.
Je m'étais finalement assis au bord du toit, mes longues jambes et mes baskets dans les vide.
J'avais tellement froid...
Et c'est juste à ce moment là que des bras chauds m'avaient entouré.
Que j'avais doucement souris, exténué mais heureux.
J'avais lentement tourné la tête...

Un baiser.
Mes lèvres froides s'étaient réchauffées grâce aux siennes.
Mon corps réchauffé par le sien.
Mon coeur réchauffé par son amour.

J'étais sur ce toit, non pas pour sauter dans le vide.
Non, pour sauter dans l'océan de notre amour.
Pour le sentir près de moi encore et encore.
Pour me sentir vivre.

Du träumst von dem Ende,
um nochmal von vorn anzufangen.


Le trac du début est parti depuis quelques minutes, la scène est à moi.
Mais il me manque désespérément quelque chose.
Il n'est pas à côté de moi.
J'en ai affreusement besoin.
Je me sens seul, devant cette foule.
Les paroles défilent.
Je ne me sens pas très bien.
Les cris des fans me transpercent les oreilles.
Ma tête me tourne.
Tom.
J'ai besoin de lui.
C'est effrayant, je me sens mal parce qu'il n'est pas à côté de moi.

Heureusement, la fin de la chanson arrive.
Je me sens un peu mieux, peut-être est-ce de me dire que je vais bientôt le retrouver qui me motive.
Je dois faire mon saut final dans la foule, même si je n'en ai pas très envie.
Je me place de dos, les bras en croix, et me jette parmi les fans, en espérant qu'elles ne m'agressent pas.

Mais au même moment...
Un cri.
Puis des milliers de cris.
On me ramène à la scène et je le vois.
Ma vue se brouille, tandis que je crie son nom.
L'ange est tombé de son piédestal.
Je sens que quelque chose s'est brisé en moi.
Quelque chose a disparu.
Je sens... la fin...
Il est là, étalé par terre...
Dans le sang.
Immobile.

Dann spring ich für Dich...

# Posté le samedi 28 juillet 2007 18:25

Modifié le jeudi 02 août 2007 17:28